CULTURE • « Shadowland » par Pilobolus

Sur la scène de la Maison de la Danse à Lyon, 9 danseurs de la compagnie Pilobolus nous ont invité à découvrir leur « Shadowland » durant ce spectacle d’1heure . J’avais hâte de me rendre à cette sortie culturelle du fait de la notoriété de cette troupe de danse, et je n’ai vraiment pas été déçue ! 

J’ai été emportée dès les premières secondes dans ce tourbillon d’ombres, de formes, de bruits, de silhouettes au détour des rêves et cauchemars de cette adolescente. Le plus troublant est de s’habituer à ne rien à voir mais à deviner et à imaginer les traits physiques des personnages joués par les danseurs. En effet, en temps normal, nous nous différencions par ce que nous voyons du physique de l’autre, or, durant ce spectacle c’était différent : à défaut de pouvoir voir directement le personnage, le spectateur imagine, crée sa propre image de l’adolescente. Tout fait appel à la créativité personnelle et à des situations auxquelles chacun peut être exposé durant sa vie, du moins en tant que femme. Par exemple, ce qui m’a marquée reste la perte de la virginité avec le centaure qui, lorsqu’on lève le voile devient deux hommes, ou bien encore, la métamorphose de la danseuse-lead en chien. Cette dernière transformation m’a légèrement gênée en premier lieu, par le fait qu’une femme devienne chienne, mais au fil du spectacle, ce sentiment s’estompe grâce aux dimensions fantasques et imaginaires de l’histoire. 

En somme, ce rapport entre le rêve et la réalité est omniprésent tout au long du spectacle,il a réussi à m’émouvoir et j’ai vraiment adoré être spectatrice de ce « Shadowland ».
Un extrait du spectacle aux Folies Bergères
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